The financialisation of malaria in Africa: Burkina Faso, rogue capital & GM /gene drive mosquitoes

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This paper seeks to understand the financialisation of malaria as a vehicle for rogue capital in a context of a weakened state (through capture, corruption and coups) and the power that limits effective interventions. It shows how malaria, along with other diseases, is increasingly financialised – financial markets, institutions, actors and motives play a pivotal role in disease response. Country and donor funds are invested into research and development non-profit organisations, for example, that partner with market actors (such as pharmaceutical companies) to bring the product to market. Patents are sought and royalties procured from the sale of the product to country governments. These royalties are then accumulated by the research and development company, using vehicles such as endowment funds, for example. 

It show cases Burkina Faso as a real-world example of how rogue capital can enter a country and experiment with patented products, with impunity and no fear of accountability. It also illustrates how both historical and modern factors create conducive conditions for philanthrocapitalists such as the Bill and Melinda Gates Foundation and the companies they fund, to exploit Africa as a living laboratory. The outcomes of risky experimental research such as genetically modified (GM) and gene drive mosquitoes is not yet known. What is known is that it is Africans who bear the consequences – not the owners of the technologies foisted on the continent. 

The paper is accompanied by three fact sheets: 

What you need to know about Malaria

What drives malaria?

False solutions to the malaria challenge in Africa

We call upon African citizens to demand the decolonisation of public health and propose sovereign solutions that will serve their priorities. We must demand that governments direct funding to where it is really needed: the public healthcare system, sanitation, access to clean water and improved housing. We must vehemently contest and ward off increased privatisation of the health sector. Radical policy interventions are also needed that address historical divestments in health and enable recovery. 

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AnchorLA FINANCIARISATION DU PALUDISME EN AFRIQUE : LE BURKINA FASO, LES CAPITAUX VOYOUS ET LES MOUSTIQUES GENETIQUEMENT MODIFIES/ISSUS DU FORÇAGE GENETIQUE 

Le Centre Africain pour la Biodiversité (ACB) publie un nouveau rapport de recherche intitulé « La financiarisation du paludisme : Burkina Faso, capitaux voyous et moustiques génétiquement modifiés ». Ce document cherche à comprendre la financiarisation du paludisme en tant que véhicule de capitaux voyous dans un contexte d'affaiblissement de l'État (par l’accaparement des ressources, la corruption et les coups d'État) et de dynamiques de pouvoir qui limitent les interventions efficaces. Ce rapport montre comment le paludisme, ainsi que d'autres maladies, est de plus en plus financiarisé ; les marchés, les institutions, les acteurs et les motifs financiers jouent un rôle central dans la manière dont la réponse à la maladie est façonnée. Les financements issus de pays et de donateurs sont investis dans la recherche et le développement d'organisations à but non lucratif, qui par exemple s'associent à des acteurs du marché (comme les entreprises pharmaceutiques) pour mettre des produits sur le marché. Ces produits sont brevetés et des redevances sont perçues sur leur vente aux gouvernements des pays. Ces redevances sont ensuite accumulées par les sociétés de recherche et développement, par le biais de véhicules tels que des fonds de dotation, par exemple. 

© Malaria Financing. UNECA. 2015

L'étude présente le Burkina Faso comme un exemple concret de la manière dont des capitaux voyous peuvent pénétrer dans un pays et permettre des expérimentations avec des produits brevetés, en toute impunité et sans crainte de devoir rendre des comptes. Elle illustre également comment des facteurs historiques et modernes créent des conditions propices à l'exploitation de l'Afrique comme laboratoire vivant par des philanthrocapitalistes tels que la Fondation Bill et Melinda Gates et les entreprises qu'ils financent. Les résultats de la recherche expérimentale risquée, comme les moustiques génétiquement modifiés et les moustiques issus du forçage génétique, ne sont pas encore connus. Ce que l'on sait, c'est que ce sont les Africains qui en subissent les conséquences, et non les concepteurs de ces technologies imposées au continent. 

Ce rapport est accompagné de trois fiches d'information : 

Ce que vous devez savoir sur le paludisme

Quels sont les moteurs sous-jacents du paludisme ?

Les fausses solutions au défi du paludisme en Afrique

Nous appelons les citoyens africains à exiger la décolonisation de la santé publique et à proposer des solutions souveraines qui serviront leurs priorités. Nous devons exiger des gouvernements qu'ils dirigent les financements là où ils sont vraiment nécessaires : les systèmes de santé publique, l'assainissement, l'accès à l'eau potable et l'amélioration des logements. Nous devons contester et empêcher avec véhémence la privatisation croissante du secteur de la santé. Des interventions politiques radicales sont également nécessaires pour remédier aux désinvestissements historiques dans le domaine de la santé et permettre le rétablissement de ces services.

Lisez le document d'information ici.

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